Tribunal judiciaire : des escrocs pauvres encore plus appauvris !
Hier, l’audience collégiale présidée par Aline Charon assistée de Wendy Thy Tin et Clément Le Bideau, jugeait notamment deux prévenus poursuivis pour manipulations frauduleuses.
La cour d'assises a rendu son verdict lundi 25 mars 2024 concernant l'homme accusé d'avoir tué son oncle
Le premier d’entre eux à ouvrir le bal de cette audience était un homme d’une trentaine d’années que nous nommerons Monsieur N. En 2021, alors qu’il fait face à des difficultés financières, il commet trois délits d’escroquerie dans le but de se procurer de l’argent facile. Monsieur N. trompe ainsi trois personnes en leur faisant croire qu’elles allaient acheter un véhicule d’occasion, en leur demandant de payer directement en espèces la somme dudit véhicule et de la remettre à une tierce personne ou de virer cette somme sur un compte bancaire. Mais la plupart des victimes ne recevront jamais le véhicule qu’elles croyaient avoir acheté et ne récupèreront jamais l’argent déboursé. Dans cette affaire, d’après le procureur, les deux éléments constitutifs du délit d’escroquerie, que sont l’élément matériel et l’élément intentionnel, avaient bien été réunis pour qualifier l’infraction comme étant une escroquerie. En effet, le prévenu avait bien reconnu les faits et indiqué qu’il avait voulu escroquer ses victimes, en leur vendant une voiture. Face à ces trois victimes, N. s’était présenté comme un intermédiaire, en donnant un nom de société pour laquelle il travaille, afin de donner crédit à ses mensonges, et en faisant transiter l’argent par des intermédiaires. A l’issue de cette démonstration, la procureure a requis à l’encontre de N. 8 à 12 ans de prison compte tenu de la récidive avec toutefois un sursis de 18 mois.
Pas d’escroquerie mais abus de confiance
En effet, pour Me Baudry avocate du prévenu, en faisant confiance à de tierces personnes, les victimes qui n’avaient pour la plupart, pas rencontré N, ont certes été trompées, mais pas escroquées directement par son client. Le délit selon elle devait être « requalifié en abus de confiance » et non en « escroquerie » en raison de l’impossibilité de savoir par qui et quand les fonds auraient été remis à N. La défense a ainsi plaidé que « le simple mensonge ne constitue pas une manœuvre frauduleuse ». A l’issue du délibéré N. a malgré tout été reconnu coupable de l’infraction requalifiée et condamné à une peine de 3 ans d’emprisonnement avec 24 mois de sursis probatoire.
Chèques en bois contre liquide
Plusieurs affaires d’escroquerie à la barre du tribunal ce mardi
Le deuxième prévenu (Monsieur H) comparaissait également pour des faits d’escroquerie, en volant des personnes qui lui donnaient de l’argent liquide, en échange de faux chèques. D’après le ministère public, le prévenu qui avait reconnu les faits lors de l’instruction, avait profité de « la crédulité de personnes de bonne foi qui, en s’étant montrées généreuses et aidantes, avaient été trompées, au risque de voir leur compte bancaire clôturé ou d’être poursuivies par la banque de France » et a requis un an ferme pour le prévenu, en état de récidive légale. A l’issue du délibéré, le Tribunal a condamné Monsieur H à 8 mois d’emprisonnement ferme avec révocation de 4 mois de sursis. En outre, il devra payer des dommages et intérêts aux victimes au titre du préjudice matériel et moral.
Pour finir, la Présidente a bien confirmé au prévenu qu’une rencontre allait être organisée avec le juge d’application des peines pour discuter d’un aménagement ou non de sa peine. Le tribunal a également fait comprendre au prévenu qu’il était incohérent de commettre des délits alors qu’il était dans l’attente d’une régularisation de sa situation administrative sur le territoire.
D’autres dossiers ont été renvoyés et cela tombait plutôt bien, car les manifestants tentaient d’entrer de force au tribunal conduisant à des bousculades et même des violences.
Vendredi matin s’est ouvert le premier jour d'un procès d’assises, présidé par Nathalie Brun-Zahi, au sujet d’un homme mis en accusation pour un meurtre commis à Majikavo-Koropa près de quatre années plus tôt
Les trois individus arrêtés vendredi dernier pour des faits de violence volontaire à l’égard de policiers, de vol aggravé, de dégradation de véhicule, de participation avec une arme à un attroupement, mais aussi pour provocation directe de mineur de plus de 15 ans à commettre un crime ou un délit, étaient hier au tribunal pour être jugés en comparution immédiate. Deux d’entre eux ont demandé à ce que leur procès soit repoussé à une date ultérieure afin de préparer leur défense. Le tribunal a donc renvoyé l’affaire au 19 avril
Les deux audiences de rentrée du conseil des Prud’hommes et du tribunal judicaire se sont enchaînées en cette matinée du lundi 4 mars. Le procureur de la République Yann Le Bris a fait un discours au cours de ces deux audiences et souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants au sein de ces deux institutions judiciaires.
Ce mercredi, l’audience collégiale présidée par Vovogna Ramiandrisoa, assistée de Maxime Aluze et Ivan Mercier Bosseny, jugeait en comparution immédiate un jeune prévenu pour un acte de violence commis le 25 décembre dernier
Une plainte adressée au procureur de la République du tribunal judiciaire de Mamoudzou a été déposée, le 28 décembre dernier, par une dizaine de résidents du 101ème département français, à l’encontre de la Société mahoraise des eaux (SMAE) ainsi que du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (SIEAM).
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